Quick: Le Groupe Bertrand et Burger King France en piste pour le rachat

BurgerPropriétaire entre autres de la master-franchise Burger King en France, le Groupe Bertrand est entré en négociation exclusive pour racheter Quick avec Qualium Investissement.

Séisme dans l’univers du fast food avec l’annonce de l’entrée en négociations exclusives du rachat du groupe Quick et de ses 509 restaurants par le groupe Bertrand et Qualium Investissement.

 

Une annonce d’autant plus retentissante que le groupe Bertrand est l’actionnaire majoritaire de Burger King France, la joint-venture qui détient la master franchise de la marque dans l’Hexagone et qui deviendrait d’emblée le 2e acteur de la restauration rapide en France.

 

En cas d’accord, les restaurants Quick basculeraient progressivement sous enseigne Burger King alors que la marque Quick serait maintenue en Belgique, au Luxembourg et hors d’Europe.

 

Cette opération est soumise notamment à l’avis des représentants du personnel, aux accords nécessaires pour l’aménagement des emprunts obligataires existants et à l’approbation des autorités de la concurrence, précise le communiqué qui indique que la clôture de l’opération pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’année.

Alors qu’Olivier Bertrand, Président-fondateur du groupe se montre enthousiaste à la perspective de ce projet qui permettrait d’accélérer le déploiement de BK en France, il dit « accorder toute sa confiance à Cédric Dugardin (le PDG de Quick NDLR), ses équipes et les franchisés pour participer à ce projet ambitieux ».

De son côté le groupe Qualium Investissement, qui a accompagné Quick dans le développement de son réseau depuis 2007,  son président Jean Eichenlaub, parle « d’un projet d’entreprise solide avec de réelles perspectives de développement pour créer un nouvel acteur majeur de la restauration ».

 

Quick

 

 

 

Les restaurants Quick ont été régulièrement, depuis plusieurs années, la cible de rumeurs de vente. En 2010, son actionnaire avait déjà tenté de s’en séparer, en mandatant Rothschild à cet effet. En 2013, Jean-Pierre Jouyet, alors directeur général de la CDC, avait confirmé que le bras armé de l’Etat n’avait « pas vocation » à rester au capital de Quick.

A l’automne 2013, des informations faisant état d’un intérêt de Burger King avaient déjà circulé. A l’époque, l’enseigne américaine amorçait son retour dans l’Hexagone, après l’avoir quitté en 1997, faute de rentabilité.

Elle a, depuis, ouvert plus d’une vingtaine de points de vente dans le pays – elle en annonce 50 d’ici à la fin 2015 – et aurait réalisé un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros en 2014, affichant ainsi un ratio par restaurant beaucoup plus élevé que celui de Quick.

 

 

 

 

Sources : snacking.fr, lemonde.fr

Dessin: Caro

 

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