L’édito de Juillet 2014

EditoChères lectrices et chers lecteurs,

Milieu d’année oblige, Gabrielle Marionneau Conseil tire ce mois-ci le premier bilan en chiffres de 2014 à travers l’évolution du secteur du PAP et du Luxe depuis ce début d’année.

Au chapitre des grandes réformes sociales attendues, notamment en matière d’emploi, débute aujourd’hui la «grande conférence sociale» annuelle mise en place par François Hollande lors de son élection.

Pour sa troisième édition, la grand-messe vire au combat de gladiateurs. L’annonce du report partiel de la mise en place du compte pénibilité par Manuel Valls a relégué aux oubliettes les «grandes négociations» programmées pour ce rendez-vous.

Après les menaces de boycott brandies par le patronat et la concession du Premier ministre, les syndicats dénoncent maintenant une «véritable provocation». Même la CFDT qui, depuis l’élection de François Hollande, a signé tous les accords interprofessionnels parle d’«une rupture en termes de dialogue social».

La conférence doit permettre de fixer la feuille de route sociale pour l’année à venir : la sécurisation de l’emploi en 2012, la formation en 2013. Mais que peut-il encore sortir de l’édition 2014 ? Plus personne ne s’attend désormais à une nouvelle «grande négociation».

Lorsque, le 16 juin, il a reçu les organisations syndicales et patronales pour préparer la conférence, Manuel Valls avait affirmé sa volonté d’en voir sortir des «mesures concrètes». Tout le problème désormais est que, avant l’ouverture des discussions, le Premier ministre a déjà annoncé des mesures concrètes pour «sortir la France de ses blocages» : report partiel du compte pénibilité ou aménagement des taxes de séjour dans l’hôtellerie, révision du dispositif sur le temps partiel.

Le programme propose cependant des points sur lesquels les partenaires sociaux devraient pouvoir avancer. Manuel Valls a fait de la question des jeunes le «fil rouge » de la conférence. L’insertion et l’emploi des jeunes représentent une préoccupation partagée aussi bien par les syndicats que le patronat et des avancées sont attendues, notamment sur l’apprentissage et les formations en alternance. Le Medef arrive avec une nouvelle revendication puisqu’il réclame déjà un dispositif «zéro charge» pour l’apprentissage.

Sujet moins consensuel, même s’il ne fait pas l’objet d’une table ronde, l’ombre du «pacte de responsabilité» planera sur la conférence.

Les syndicats gardent en tête leurs attentes d’engagements concrets des chefs d’entreprises en termes d’emploi en contrepartie des 40 milliards d’euros d’allègements de charge obtenus par ces derniers. Pour calmer les esprits côté syndical, Manuel Valls a rappelé mercredi que ces baisses de cotisations et d’impôts ne seraient effectives qu’après un bilan du respect des engagements du patronat.

Les sept tables rondes de la conférence sociale 2014 :

.    Amplifier l’action pour l’emploi, en particulier pour les jeunes, les seniors et les personnes en difficulté, présidée par François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi, et du Dialogue social.

.    Assurer le passage de l’école à l’insertion professionnelle des jeunes, présidée par Benoit Hamon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

.    Développer un agenda économique et social pour la croissance et l’emploi en Europe, présidée par Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics et par Harlem Désir, secrétaire d’État aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international.

.    Accélérer le retour de la croissance par l’investissement, présidée par Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique.

.    Garantir le pouvoir d’achat par une rémunération équitable, présidée par Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, auprès du ministre des Finances et des Comptes publics.

.    Rénover notre politique de santé présidée, par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

.    Le dialogue social dans le processus de réforme de l’action publique présidée, par Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique.

Gabrielle Marionneau Conseil se tient évidemment à l’affût des résultats de ces discussions et vous en donnera un aperçu dès son prochain numéro de Septembre.

D’ici là, nous vous souhaitons une excellente lecture de cette dernière édition avant les congés et toute l’équipe vous souhaite un très bel été…

Stéphanie Ruchaud

Fondatrice et Directrice

Cabinet Gabrielle Marionneau Conseil

Sources :

Le Nouvel Observateur, Les Echos

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