Je suis perfectionniste, mais je me soigne…

perfectionnisme2Être exigeant dans son travail est une bonne chose, être perfectionniste en est une autre. Mal canalisé, le perfectionnisme devient toxique.

Ce phénomène, de plus en plus fréquent dans notre société, est la conséquence du culte de l’immédiateté qui prend le pas sur la rigueur et l’approfondissement des tâches.

Gabrielle Marionneau Conseil vous donne quelques astuces pour prendre du recul tout en s’investissant dans son travail.

Trop perfectionniste, un salarié devient intolérant à l’échec, obsédé du contrôle et déconnecté de la réalité de son environnement professionnel.

Tal Ben-Shahar, professeur de psychologie à Harvard, distingue le perfectionnisme maladif d’une version positive, l’optimalisme, qu’il définit comme une manière de viser le meilleur tout en tenant compte de la réalité, des contraintes de l’environnement et de ses propres limites.

 

1. Se donner des permissions

Se donner la permission de l’échec est la première condition de l’apprentissage de l’optimalisme. Il faut savoir se dire qu’on ne peut tout réussir parfaitement la première fois. « Il existe une infinité de nuances entre le blanc et le noir dans le jugement que l’on peut porter sur un travail ».

Un perfectionniste doit apprendre à éprouver de la bienveillance envers lui-même.

 

2. Être attentif aux signaux qui caractérisent l’excès

Fatigue, tension, frustration, isolement, procrastination, pensées obsessionnelles autour du travail, perte d’intérêt pour les autres domaines de sa vie sont autant de signaux qui indiquent que le perfectionnisme devient toxique.

Une anxiété qui prend le pas sur la motivation reste le signal le plus fort.

 

3. Elargir sa vision des choses

Le salarié doit se décentrer de sa vision des choses et revenir dans la réalité de l’entreprise, qui elle, n’attend pas de la “surqualité”.

Il faut également se replacer dans le collectif et casser la tendance de l’isolement. Les perfectionnistes oublient que, travailler sur un projet, c’est concilier les points de vue d’une équipe.

 

4. Travailler sur du concret

 Une règle d’or : organiser son travail en fonction des ses capacités et pas seulement de ses compétences. Les compétences d’un perfectionniste dépassent généralement la norme mais pas leurs capacités (émotionnelles, physiques). Pour progresser il faut savoir découper les étapes d’un projet de manière réaliste et prévoir la durée de chaque tâche en se donnant une marge raisonnable.

 

5. Faire un tableau de bord

 Pour mener à bien un projet, il faut procéder par petites étapes, contrairement aux perfectionnistes qui ont de (trop) grandes ambitions.

« C’est dans la continuité d’exercices homéopathiques que le perfectionniste parviendra à se recentrer sur l’essentiel sans perdre ses capacités », assure Magali Combal, animatrice du stage Prendre du recul, sortir des pièges du perfectionnisme de l’organisme de formation Comundi. Il est conseiller de tenir un tableau de bord de ce travail de rééducation. Faire un point une fois par semaine sur la manière de se comporter dans le projet, ce qui a réussi, ce qui a

été plus difficile, ce qui a aidé ou handicapé pour tenir son programme.

Si le perfectionnisme peut être un gage du goût du travail bien fait, à trop forte dose, il devient toxique et peut même conduire au burn out…

 

Source

Pourseformer.fr

 

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