Interview métier : Directeur de Supermarché

guillemets Ce mois-ci, Gabrielle Marionneau Conseil a interviewé Stéphane, Directeur de Supermarché depuis 11 ans .

Gabrielle Marionneau Conseil : Pouvez-vous m’expliquer votre métier de «Directeur de Supermarché» en quelques mots.

Stéphane : De manière macro, être Directeur de Supermarché c’est être le garant du respect des valeurs de l’enseigne au sein de son établissement, que ce soit la politique commerciale, les valeurs RH et les exigences en termes de gestion. C’est être le porte-parole de l’enseigne

Au niveau micro, c’est la gestion d’un centre de profits. Ce qui signifie tenir un compte d’exploitation, de la valorisation du chiffre d’affaires jusqu’au résultat opérationnel.  Il y a 3 volets d’activité, la partie commerciale, la partie RH et la partie gestion.

En tant que Directeur d ‘établissement, la prédominance reste malgré tout le management et la conduite d’une équipe.

GMC : Comment êtes-vous devenu «Directeur de Supermarché» ?

S. Une enseigne, dans laquelle je travaillais, a proposé à ses Bac+5 une formation sur 2 ans pour devenir Directeur de Supermarché. J’ai suivi cette formation et après 2 ans lors desquels j’ai évolué dans les différents secteurs du magasin, j’ai eu mon premier poste en tant que Directeur de Supermarché.

C’était un cursus, ce n’était pas une promotion interne, avec à la clé au bout de 2 ans, un poste de Directeur de Supermarché.

GMC : Qu’est-ce qui vous a attiré au départ pour faire ce métier ?

S.Mes parents étaient commerçants, boulangers-pâtissiers et j’ai toujours baigné dans le commerce. Aujourd’hui je travaille dans ce secteur, pas à la même échelle, mais le commerce, c’est ce qui me plaît et me motive. Même si on appartient à une enseigne et qu’on a des comptes à rendre, être Directeur de Supermarché fournit une certaine indépendance et une autonomie.

GMC : Racontez-nous la journée type d’un «Directeur de Supermarché»

S. Une journée type il n’y en a pas vraiment. Il y a des rendez-vous incontournables qui reviennent souvent mais les journées ne se ressemblent pas.

Pour moi, dans mon établissement la première des choses c’est de saluer l’ensemble de mon équipe. C’est le premier acte managérial de la journée, qui permet de faire le tour du magasin de voir comment chacun a travaillé, définir ce qu’il y a à faire.

Après je passe à la lecture des chiffres, ce qui s’est passé la veille et ce qui nous attend pour la journée. Tous les jours, je réunis l’ensemble de l’équipe d’encadrement pour parler des chiffres, de l’actualité du jour, de l’enseigne etc. C’est un moment d’échange.

Il n’y a pas une journée qui ressemble à une autre. Il y a toujours des imprévus qui vont venir combler l’emploi du temps.

GMC : Quels aspects de votre métier vous plaisent le plus ?

S. Ce qui me plaît le plus, c’est faire du commerce, de faire en sorte tous les jours d’avoir un magasin très chaland en termes de promotion et qu’il soit percutant. J’aime aussi avoir à créer des opérations, des événements. C’est valorisant et motivant.

Il y a également toute la partie « humain » qui est très intéressante et si on peut faire grandir nos équipes c’est agréable.

C’est ce que j’aime dans le commerce, ce côté « humain » et vivant. 

GMC : Comment voyez-vous le métier de «Directeur de Supermarché» dans 10 ans ?

S. Actuellement dans les enseignes, la guerre des prix est présente. La différence se fera entre le service et le contact client. Il va falloir travailler la différenciation, avoir le service en plus. On va devoir consacrer beaucoup plus de temps aux clients.

Je pense que d’ici quelques années, il y aura également quelques contraintes budgétaires en plus. Aujourd’hui avec tout ce qui à trait à l’achat sur Internet, la part du gâteau est rongée. Il y aura plus de contraintes budgétaires en termes d’exigence de chiffres et de gestion. Le métier ne changera pas fondamentalement mais la technologie va s’inviter de plus en plus au quotidien et je pense qu’il y aura du changement, mais le commerce aura toujours les mêmes automatismes.

GMC : Avez-vous un souvenir, une anecdote qui vous est arrivé un jour de travail et dont vous vous souvenez encore ? 

S. Je n’ai pas d’anecdote en particulier… J’en ai tellement. Je retiens plus le lien qu’on tisse avec les clients, la proximité, une relation personnalisée…

GMC : « Quels conseils donneriez-vous à une personne qui voudrait devenir «Directeur de Supermarché» ?

S. Je lui dirais qu’il faut maîtriser les 3 volets d’activité, la gestion, le commercial et le management. Pour moi, pour être un bon Directeur de Magasin, il faut être polyvalent et avoir ces 3 pôles métiers. Il ne faut pas être routinier.

Il faut écouter car même s’il n’y a qu’un Directeur de Magasin, c’est un travail d’équipe.

 

 

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