Le Great Place to Work 2017 est arrivé!

GPTW 2017La 15e édition du palmarès du Great Place to Work 2017 confirme que les entreprises françaises sont de plus en plus nombreuses à prendre en compte le bien-être au travail de leurs collaborateurs.

Pour Patrick Dumoulin, directeur général de Great Place to Work, elles n’ont même rien à envier aux start-up de la Silicon Valley, souvent citées en exemple.

 

Palmarès des entreprises de plus de 5.000 salariés:

Rang Nom de l’entreprise Nombre de fois lauréats Année de création Siège social Effectif (CDI +CDD)
1 Décathlon 9 1976 Villeneuve d’Ascq (59) 18.362
2 McDonald’s France 14 1979 Guyancourt (78) 60.375
3 Kiabi 4 1978 Hem (59) 6.177
4 Leroy Merlin 13 1923 Lille (59) 20.354
5 H&M 2 1998 Paris 2 7.048

 

 

http://www.greatplacetowork.fr/meilleures-entreprises/best-workplaces-france

 

La question du bien-être au travail occupe une place de plus en plus importante dans le débat public.

L’entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2017 du droit à la déconnexion, inscrit dans la loi Travail, en est un parfait exemple.

Désormais, les entreprises de plus de 50 salariés ont l’obligation d’ouvrir des négociations afin de réguler l’utilisation des outils numériques au bureau. Un droit à respirer qui séduit, sur le papier, autant les salariés que les patrons eux-mêmes. 80% d’entre eux pensent ainsi que c’est une bonne mesure pour leur société, d’après le baromètre OpinionWay-Banque Palatine.

Parmi eux, les dirigeants des entreprises où il fait bon travailler en France figurent en bonne place. “Ils n’ont pas attendu la loi pour agir, assure Patrick Dumoulin, directeur général de Great Place to Work. C’est devenu inéluctable en entreprise. Il y a une forte demande pour un meilleur équilibre vie privée et professionnelle, quel que soit l’âge. Dans beaucoup d’entreprises labellisées Great Place to work, il est interdit de programmer une réunion après 18 heures et l’accès aux mails est coupé le week-end”.

Alors que les start-up de la Silicon Valley sont souvent montrées en exemple pour les services qu’elles proposent à leurs salariés, outre-Atlantique, à l’inverse, de nombreux journaux ont salué le droit à la déconnexion en France, une première mondiale. Et d’ailleurs “les entreprises françaises n’ont plus rien à envier aux stars de la Silicon Valley”, répète à l’envie Patrick Dumoulin, qui se dit fier de la domination des groupes hexagonaux dans le palmarès 2017.

“Il y a 15 ans, nous avions essentiellement des filiales de groupes américains dans notre classement. Aujourd’hui, nous avons de grands managers en France qui ont placé l’humain au coeur de leur stratégie”.

 

De fait, pour la 3e année consécutive, la plus haute marche du podium des différentes catégories (moins de 500 salariés, plus de 500 salariés, plus de 5.000 salariés) est occupée par une entreprise hexagonale. Par ailleurs, dans chaque top 10 figurent deux-tiers de groupes français.

 

Que faut-il retenir de ce palmarès 2017 des entreprises françaises où il fait bon travailler?

Pour moi, il s’agit de la domination des jeunes entreprises françaises. Sur les 85 qui ont été labellisées, 40 n’existaient pas au 1er janvier 2000. On constate qu’il existe plein de jeunes entreprises en France qui ont placé le bien-être des salariés au coeur de leur réussite. On y parle de performances économiques mais aussi sociales. Le lauréat pour la 4ème fois en France, Davidson Consulting, a été créé en 2005. Le cabinet de conseil emploie désormais 1.800 salariés et va réaliser 150 millions de chiffre d’affaires cette année.

 

Il y a également une grande diversité de secteurs d’activité avec, certes, de nombreuses sociétés de conseil, mais aussi des entreprises industrielles ou d’informatique.

 

Qu’ont en commun ces entreprises qui apparaissent dans le palmarès?

Elles partagent une volonté forte en interne de faire du travail un lieu où il fait bon travailler. Car on ne devient pas une entreprise où il est agréable de travailler par hasard! Il faut le vouloir. Les managers ont ainsi un certain courage car il faut être dans une démarche d’écoute et d’ouverture vis à vis de ses salariés et vouloir s’améliorer sans cesse. Dans plusieurs entreprises, les dirigeants ne disposent plus d’un bureau fermé mais travaille au milieu de leurs collaborateurs, dans un souci d’accessibilité.

 

D’une manière générale, le top management associe davantage les salariés aux prises de décisions. Il y a une communication “top-down” qui fonctionne bien.

 

Dans notre questionnaire, 80% des salariés estiment qu’ils peuvent poser n’importe quelle question à leur manager et sont informés des sujets importants dans leur entreprise.

Ce qu’on observe dans les entreprises labellisées est le passage d’un management participatif à collaboratif. On fait travailler les salariés en équipes transverses, avec des profils différents, sur des projets structurants. On croit beaucoup au collectif.

 

Sur la question de la qualité de vie, nous avons pu observer ces dernières années une transformation des espaces de travail. Il y a presque systématiquement désormais des services comme des conciergeries, espaces de détente, salles de sieste… Face aux grands open space, on recrée également des espaces plus réduits dédiés au travail en équipe. Les dirigeants sont aussi sensibles à l’ergonomie pour rendre les bureaux plus agréables.

 

Quel(s) bénéfice(s) retirent les entreprises Great Place to Work de ces actions?

Il y a en a plusieurs. Tout d’abord en interne.

Le fait d’être reconnu va apporter une grande fierté aux salariés et conforte les dirigeants dans leur politique sociale.

D’un point de vue externe, être labellisée Great Place to Work va avoir un impact positif vis à vis des clients.

Si je vais demain à Décathlon, je me dis que je vais être bien accompagné car les salariés sont heureux et bien traités. Cela va également renforcer l’attractivité de l’entreprise lors du recrutement. J’étais cette semaine chez C’Pro, une société de reproduction dans la Drôme, ils me disaient que 7 candidats sur 10 évoquaient le palmarès Great Place To Work en entretien comme levier de motivation.

Dans le conseil, où une guerre des talents fait rage, le classement permet d’attirer les talents mais aussi de les retenir plus longtemps.

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